L’année où je suis devenue ado – Nora Dasnes

Quand j’ai glissé ce roman graphique entre les mains de ma fille de douze ans, un large sourire s’est dessiné sur son visage. Tout sonne si juste dans ce livre, qu’elle s’est immédiatement identifiée à Emma la narratrice. Pas de mièvrerie, pas de pathos, pas de tabou, de la bienveillance et des questionnements pertinents. Sous la forme d’un journal intime, on entre dans les pensées d’Emma ; ses premiers émois amoureux, la joie et la tristesse mêlées liées à l’enfance qu’on quitte avec nostalgie et l’adolescence qui fascine mais angoisse, le regard et le jugement des autres, les clans, les disputes entre copines, la relation avec son père… les cabanes dans les arbres, les fringues et le maquillage, la musique, le dessin, les réseaux sociaux, les grands secrets, les petits mensonges, les soirées-pyjama… le doute, l’impression de ne pas trouver sa place… et puis une interrogation : est-ce normal de tomber amoureuse d’une fille? Le graphisme est top, tour à tour pétillant et doux, ludique à souhait – avec de chouettes playlists -, des pleines pages, des cases, des dessins, des messages. Il y a du rythme, une grande palette d’émotions, de l’humour, de la fantaisie. J’ai personnellement beaucoup aimé les discussions entre père et fille, pleines de tendresse et de tolérance. Un roman graphique délicat sensible et sensé qui saura toucher et rassurer ceux et celles qui entrent dans cette période aussi riche et belle que brutale et bouleversante qu’est l’adolescence.

L’année où je suis devenue ado, roman graphique de Nora Dasnes, traduit du norvégien par Aude Pasquier, à partir de 11 ans, Casterman, mai 2021 —

Publicité

Le loup en slip passe un froc – Wilfrid Lupano, Mayana Itoïz et Paul Cauuet

Après des vacances bien méritées, le Loup est tout à sa joie en revenant dans sa forêt adorée. MAIS, car il y a un mais de TAILLE : son fameux slip à rayures qu’il arbore fièrement depuis toujours, est sur toutes les fesses! Durant son absence, les slips de la marque DULOU ont fleuri, et avec eux, des affiches publicitaires placardées à tout-va sur les arbres! Son slip, la prunelle de ses yeux de loup, ses si belles rayures verticales, ce duo de couleurs jusqu’alors unique, est désormais commercialisé! Le loup enrage, il ne peut plus voir ce slip en peinture! Et surtout, se sent floué, dépossédé de son identité. Alors HOP, il jette le « peusli », bon débarras! Mais voilà qu’il a froid aux fesses… heureusement, un froc usé sur un vieil épouvantail surgit dans le champ du Père Corblac! Et PLOC le froc, sur les fesses! Le Loup en Froc, « ça sonne un peu bizarre » mais on s’habitue à tout, dit-on! Seulement, il sent comme un manque. Et ça le rend triste. Il part alors en quête du vieux sage de la montagne, pour quelques conseils. Dessins et texte, tout est infiniment drôle, plein de fantaisie, foisonnant de détails, de clins d’œil, ce Loup en slip – que je découvre avec ce tome 5 ; chouette il m’en reste 4 à découvrir! – est génialissime. Ici, on y parle société de consommation, diktat de la mode, identité et personnalité et c’est ma foi, bien vu!

« C’est le loup en slip qui fait le slip…. du Loup. Tu comprends ? Je crois que je comprends ! C’est parce que je suis moi dans lui qu’il est aussi moi que je suis lui ! »

— Le loup en slip passe un froc, BD jeunesse de Wilfrid Lupano Mayana Itoïz et Paul Cauuet, Tome 5 (peut se lire séparément) Dargaud, novembre 2020 —

Lettres d’amour de 0 à 10 – Susie Morgenstern et Thomas Baas

Ernest a dix ans. Dix ans de vie passée avec Précieuse sa grand-mère, et Germaine la gouvernante. Des journées qui s’égrènent, pareilles les unes aux autres, ennuyeuses et grises. L’appartement de Précieuse semble être figé dans une époque lointaine : vieux mobilier, parquet grinçant, peu de lumière, pas de téléphone, pas de télévision, des repas pris à heure juste – ni trop salés ni trop sucrés ni trop gras -, seule la radio relate quelques informations. Une vie sans surprise, sans couleur. Une grand-mère qui ressasse l’ancien temps en lisant et relisant une lettre indéchiffrable de son père – mort au combat – reçue lors de la grande guerre. Un petit garçon solitaire calme et sérieux, orphelin de mère et ne sachant rien sur son père… Mais un jour, arrive dans sa classe, une nouvelle élève : Victoire de Montardent. Une petite fille vive et joyeuse, enflammée et fantaisiste, bavarde et curieuse, et déjà follement amoureuse d’Ernest! Seule fille d’une fratrie de douze garçons, Victoire est pleine de Vie, et d’idées. Son apparition dans l’existence morne d’Ernest va bouleverser tous ses repères, faire valser les horaires, laisser courir son imagination, le pousser à en savoir plus sur son père… à qui il décide d’écrire. Un album – adapté du roman éponyme de Susie Morgenstern -, qui nous transporte comme un vent doux et chaud débordant d’émotion, illustré avec tendresse esprit drôlerie et un petit quelque chose de Sempé. On quitte la lecture à regret, mais le cœur gonflé de bonheur.

Lettres d’amour de 0 à 10, bande-dessinée jeunesse de Susie Morgenstern et Thomas Baas, adaptation du roman de Susie Morgenstern, à partir de 8 ans, rue de Sèvres, octobre 2019 —

Les cousins Karlsson Mystère sur l’île aux Grèbes – Katarina Mazetti Aurélien d’Almeida et Aurore Damant

Passer les deux mois d’été sur une île perdue au large de la Suède, sous la surveillance d’une tante artiste-bohème – qui fait et expose des sculptures de fer et de ficelle -, en compagnie de cousins éloignés, et avoir Bourdon, sa petite sœur, collée à ses basques ; tout ça parce que leurs parents partent donner des conférences en Inde, Julia fulmine. Dès le lendemain pourtant, les cousins Karlsson mettent le pied sur l’île de Grèbes. Et Julia a le sourire ; Tante Frida est bizarre et distraite mais gentille et généreuse, Alex est drôle, George est un fin cuisinier, Chatpardeur est de la fête, ils vont vivre dans un phare, aller à la plage, se promener dans la forêt, faire de la barque… le programme s’annonce doux et joyeux. Mais voilà qu’apparaissent des ombres étranges et des bruits suspects. Bientôt de la nourriture disparaît, et une chaussure d’enfant est découverte dans le sable… Quelqu’un semble rôder sur l’île! Tante Frida, partie quelques jours pour vendre ses sculptures à Stockholm, les enfants se retrouvent seuls livrés à eux-mêmes et à ce, ou ces rôdeurs. Mais pas le temps d’être effrayés, ils décident d’enquêter ensemble : exploration, observation, déduction. Une bande-dessinée palpitante et pétillante – adaptation du premier tome de la série de romans d’aventures Les cousins Karlsson, une référence évidente au fameux « Club des 5 »- , avec des personnages attachants, du suspense, de l’humour, des illustrations aux couleurs acidulées toutes en rondeur et des bulles très lisibles, qui séduira, assurément, les jeunes lecteurs de six-huit ans.

Les cousins Karlsson Mystère sur l’île aux Grèbes, bande-dessinée jeunesse de Katarina Mazetti Aurélien d’Almeida et Aurore Damant adaptée du roman de Katarina Mazetti, éditions Thierry Magnier, novembre 2020 —

Sacrées sorcières – Roald Dahl, Pénélope Bagieu

Depuis enfant, j’aime Roald Dahl, le conteur merveilleux d’un univers fabuleux qui m’a tant captivée, fait rêver voyager rire, frissonner aussi. Un auteur qui ne prend pas les enfants pour des idiots! James et la grosse pêche, Charlie et la chocolaterie, Le bon gros géant, sont mes romans préférés. J’ai découvert Sacrées sorcières avec cette adaptation époustouflante de Pénélope Bagieu. Avec intelligence, elle a su se glisser dans l’ombre de Roald Dahl tout en modernisant l’histoire en inventant entre autres le personnage de la petite fille, – complice du héros – , ou en évoquant la chasse aux sorcières – clin d’œil féministe. Le dessin est vivement coloré, rond, énergique. Les visages sont terriblement expressifs, le rythme est fou, les cases défilent à toute allure ; on est forcément embarqué, happé, plein d’empathie. La relation entre la grand-mère – punk rock avec ses cigares et ses cheveux violets – et son petit-fils est infiniment tendre et les sorcières sont aussi terrifiantes que ridicules. C’est drôle, fantastique, loufoque, touchant. Ce thriller jeunesse est sacrément bien! Quelques mots sur l’intrigue : un petit garçon, orphelin, va désormais vivre avec son extravagante grand-mère. Le soir des funérailles, elle lui raconte une histoire : l’histoire vraie des sorcières qui détestent les enfants et cherchent par tous les moyens à les faire disparaître. Des sorcières qui passent partout sans se faire remarquer : sous leur perruque leur crâne chauve, dans leurs chaussures leurs pieds carrés, sous leurs gants leurs griffes… Pour se reposer, la super mamie et son petit garçon filent prendre l’air au bord de la mer. Et là, dans l’hôtel, a justement lieu le congrès annuel des sorcières… Notre petit héros courageux et dégourdi va affronter – bien que transformé en souris – ces sorcières en furie.

Sacrées sorcières, adaptation BD du roman de Roald Dahl par Pénélope Bagieu, Gallimard bande dessinée, janvier 2020 —

Les soeurs Grémillet T.1 – Le rêve de Sarah – Giovanni Di Gregorio et Alessandro Barbucci

Un rêve récurrent hante les nuits de Sarah : une forêt aquatique, des méduses lumineuses, elle et ses sœurs en apesanteur, un palais de verre posé sur un arbre géant, la chambre de sa mère… et un réveil soudain qui la laisse sur sa faim et attise sa curiosité. Sarah, volontaire et impétueuse, est l’aînée d’une famille matriarcale. Cassiopée, la cadette est rêveuse et créative, Lucille la benjamine est réservée et passionnée par les chats. Autour du brunch dominical, quand Sarah fait part de son rêve à sa mère, celle-ci se braque. Les filles se rendent alors compte qu’elles savent peu de choses de son enfance, de son adolescence, de sa vie d’avant leur naissance. La fête des mères approchant, les trois sœurs décident de partir en quête de photographies et de témoignages d’amies proches pour éclairer l’histoire maternelle et constituer un album souvenir. Une photographie de leur mère, enceinte, sous un arbre ressemblant étrangement à celui du rêve de Sarah, les intrigue… Cette BD lumineuse mêle avec habileté et justesse le quotidien d’une famille monoparentale les relations sororales le fantastique le rêve le mystère l’aventure le suspense. Les dessins envoûtants aux traits fins chaleureux et doux sont empreints de poésie. Le visage des sœurs aux yeux immenses et ronds évoque le manga, les décors urbains végétalisés à souhait oscillent entre une époque médiévale et un lieu chimérique, l’histoire parle de secret enfoui de transmission d’héritage ancrés dans la réalité, le tout nimbé de mélancolie. Ma fille et moi avons adoré, et attendons le prochain tome sur les amours de Cassiopée avec impatience.

Les sœurs Grémillet, T.1 Le rêve de Sarah, bande dessinée jeunesse de Giovanni Di Gregorio et Alessandro Barbucci, traduit de l’italien par Camille Paul-Singiot, à partir de 8 ans, Dupuis, juin 2020 —

Sombres citrouilles – Malika Ferdjoukh et Nicolas Pitz

sombrescitrouilles

Tous les ans, au 31 octobre, la famille Coudrier se retrouve au grand complet autour de Papigrand pour fêter son anniversaire. Dans le domaine de la Collinière, la bâtisse  familiale qui se dresse fièrement laisse s’envoler l’écho des cris des enfants dans les couloirs, les chuchotements des plus grands, et laisse entrevoir des regards échangés sombres ou complices… Comme toujours, Mamigrand  est autoritaire et Papigrand a l’air ailleurs, la  réservée Clara à leur service depuis trente ans fait du matin au soir les mêmes gestes sans se plaindre, au fond du parc dans une petite maison Edith attend chaque jour avec impatience l’arrivée de l’infirmière et sa piqûre bienfaisante, le voisin chasseur Blaise est amoureux fou, Madeleine la parisienne détonne, Gil le charmeur est fidèle à lui-même, la professeure de musique intrigue, Rose est indécise… et les cousins Hermès, Colin, Annette, Violette s’amusent et grimacent s’ennuient et songent… et au-dessus de la Collinière plane l’esprit d’oncle Dimitri disparu trop tôt. Mais cette année-là sera pourtant à marquer d’une pierre blanche car en ce 31 octobre, les enfants découvriront le cadavre d’un homme inconnu gisant au milieu des citrouilles du potager. Et pour protéger leur famille, ils dissimuleront le corps et mèneront l’enquête, avec finesse et solidarité. Une histoire « agatha christiesque » à souhait avec des secrets de famille, des mensonges et des non-dits, le passé qui remonte à la surface, des fausses pistes, et le puzzle qui prend lentement forme. Les illustrations renforcent l’atmosphère mystérieuse en mêlant les couleurs automnales, le noir et le blanc du temps d’avant, et la phosphorescence des scènes nocturnes, en alternant les pleines pages, les cases, les dialogues, la narration, en changeant les angles de vue, en mettant le focus sur l’expression des regards – qui en disent long -.

Sombres citrouilles, bande-dessinée jeunesse de Malika Ferdjoukh et Nicolas Pitz, dès 12 ans, Rue de Sèvres, octobre 2019 —

Calpurnia T.2 – Daphné Collignon, d’après le roman de Jacqueline Kelly

calpurnia

1899, Texas. L’été s’achève, le coton dans les champs va bientôt être récolté et Calpurnia ne cesse d’observer la nature qui la fascine tant. La plante rare trouvée avec son grand-père a été envoyée pour analyse dans un institut à Washington, peut-être est-ce une grande découverte? Mais son enthousiasme dans l’attente de ce résultat est mis à mal par le poids chaque jour plus pesant de la bienséance liée à son rang… Sa mère est bien décidée à faire entrer son unique fille dans le « monde ». Elle, la jeune fille de famille aisée dont le rêve est de devenir naturaliste, est contrainte d’être débutante. De prendre sa place dans la bonne société, d’apprendre à cuisiner broder, de voir défiler les prétendants, de faire un beau mariage et de beaux enfants… Elle, la jeune fille curieuse passionnée de sciences, les cheveux toujours lâchés, les pieds nus, les mains dans le vent la terre l’eau, les yeux grands ouverts sur les rivières les insectes, les arbres, des idées des réflexions des raisonnements à profusion… À l’aube d’un siècle nouveau, un avenir plein de promesses, on voudrait l’enfermer dans un cercle, une tradition, et faire fi de son envie, de ses désirs, de ses projets. À l’aube de ses douze ans, Calpurnia est submergée par des émotions confuses et contraires. Son cœur oscille sans cesse entre ce qu’elle est, ce qu’elle souhaite être, et ce qu’on veut d’elle. Un trouble qu’a parfaitement su retranscrire Daphné Collignon dans ses dessins tantôt lumineux tantôt graves, et dans sa mise en page avec des cases traditionnelles et des planches proches du journal intime. Une BD qui amène à réfléchir sur la condition de la femme, les tourments de l’adolescence et la passion – ici pour la science – comme lueur  de liberté.

« Il y avait peut-être une place pour moi dans ce monde, après tout. Une place où je ne serais ni étrange ni égoïste, où je ne serais une déception pour personne. Qui pourrait être déçu par une femme qui découvrirait tant de merveilles scientifiques? Ma mère, sans doute. Mais je ne voulais pas y penser. »

Calpurnia T.2, bande-dessinée de Daphné Collignon d’après le roman de Jacqueline Kelly, à partir de 11 ans, Rue de Sèvres, février 2020 —

Liloo fille des cavernes T.3 Le pays au-delà des mers – Stéphane Tamaillon et Pierre Uong

liloo

Incroyable, dans ce troisième tome, l’intrépide Liloo est terrassée par une grande fatigue. Ses parents, inquiets, décident de l’envoyer prendre l’air quelques temps chez leurs cousins du Clan des Gambas au bord de « la grande étendue ». Accompagnée de Canine son lion fidèle, Silex et les frères Grom et Brom, Liloo embarque sur une pirogue. Au bout de quelques heures, une terrible tempête fait rage et chahute l’équipage. Sonnés mais soulagés d’être sains et saufs, ils ouvrent les yeux sur un rivage inconnu. Heureusement, Gazelle, la fille du chef de Clan Patouchojigos les accueille avec le sourire et leur offre l’hospitalité. Ici, les animaux sont sacrés, le village vit en harmonie avec la nature. Pas question de manger de la viande, au grand désespoir de Liloo et de ses compagnons! Mais pas le temps de se plaindre ; une étrange tribu masquée fait irruption, met le feu au village et s’enfuit. Au petit matin, Gazelle a disparu. Kidnappée! Ni une ni deux, Liloo, bien décidée à retrouver la fillette et à démasquer les coupables s’enfonce dans la jungle…
Une BD jeunesse vive drôle et mystérieuse à l’image de Liloo, une héroïne « préhistorique » si attachante courageuse et moderne.

« -Dis-moi, les « tiens » comme tu dis. Ils n’ont rien contre les étrangers au moins? – Bien au contraire. Les voyageurs sont toujours les bienvenus chez la tribu des Patouchojigos. »

liloo5

Liloo des cavernes, T.3 Le pays au-delà des mers, bande-dessinée de Stéphane Tamaillon et Pierre Uong, à partir de 7 ans, BDmousse, éditions Frimousse, janvier 2020 —

Kong-Kong T.2 Un singe pour la vie – Yann Autret et Vincent Villeminot

kong

Et voilà la suite tant attendue des formidables aventures d’Héloïse, Abélard et de leur ami pour la vie, le si bien nommé Kong-Kong, le singe sur le toit. Vivre entouré de béton n’est pas toujours facile pour Abélard le rêveur, qui a connu la campagne, mais son amitié avec Héloïse la guerrière et Kong-Kong le bienveillant, met du soleil dans ses jours gris. On retrouve avec plaisir l’alternance de saynètes avec les dialogues savoureux entre les enfants, émaillés de réflexions philosophiques d’observations saugrenus et de drôles d’expériences, et de pleines pages avec Kong-Kong, ce qui accentue l’immensité du singe. Il est beaucoup question d’ennui dans cet album. Un sentiment que les deux amis arrivent à contrer en s’inventant des histoires de chevaliers et de super-héros, en jouant de la musique, en faisant des courses dans l’escalier de leur immeuble, en discutant avec la fantasque Madame Junot… mais Kong-Kong, lui, se sent bien seul sur son toit… Si Héloïse et Abélard viennent le voir souvent, leurs différences de taille de poids et de force rendent souvent les jeux  dangereux. Plus les jours passent, plus le singe est mélancolique. Et l’arrivée de l’automne n’arrange pas les choses!
Une suite toujours aussi tendre, amusante poétique et dans l’air du temps – des sujets sur le genre, le respect des animaux, la violence, le réchauffement climatique… sont abordés-, avec une note plus sombre qui va en surprendre plus d’un.

Kong-kong T.2 Un singe pour la vie, bande dessinée de Yann Autret et Vincent Villeminot, à partir de 7 ans, Casterman, novembre 2019 —