Nigaudus Maximus, Ave César, Nigaudus te salue – Tim Collins et Andrew Pinder

P1030376Rome Antique. Grand nigaud comme son nom l’indique, Nigaudus Maximus est un garçon d’une douzaine d’années dont le rêve absolu est de devenir un héros romain. Petit, frêle et naïf, il est bien loin de ressembler aux gladiateurs qu’il admire tant. S’il est convaincu de ses capacités, son entourage prend cela avec désinvolture. Son père ne l’écoute que d’une oreille le comparant sans cesse à son autre fils Robustus, qui comme son nom l’indique est un gaillard robuste. Sa mère ne jure que par ses poulets sacrés. Quant à ses amis, ils se moquent de lui. Alors, Nigaudus se confie à son journal intime sans complaisance ; il parle de ses rêves, de ses malheurs, de ses maladresses, de ses secrets aussi.

Devant son insistance, son père, un sénateur reconnu, l’envoie prendre quelques cours chez un maître d’armes, un certain Ventrus, qui comme son nom l’indique a un ventre proéminent. Les entraînements sont laborieux mais Nigaudus en revient toujours content.

Mais voilà qu’un jour, il entend bien malgré lui, une conversation compromettante : de sombres individus – dont il ne voit pas le visage – complotent un sale coup envers Jules César… Nigaudus, d’abord effrayé, se ressaisit vite et compte bien faire la lumière sur cette histoire. L’enquête commence…

Roman graphique pour les enfants à partir de neuf ans, cet anti-héros Nigaudus Maximus saura les séduire. Mon fils a ri devant les illustrations rigolotes et très suggestives de Pinder, ainsi qu’à la lecture du texte très « pipi caca » de Collins. L’idée de transporter cette histoire dans l’antiquité est bonne et la parsemer de quelques us et coutumes de l’époque est bienvenu. Personnellement, j’ai trouvé cet humour potache un peu lourd.

« Aujourd’hui, j’ai demandé à papa s’il pouvait me donner une nouvelle leçon d’héroïsme, mais il a refusé.

– Chacun ses talents, a-t-il déclaré. Certains hommes, comme ton frère Robustus, sont faits pour devenir de grands héros. D’autres sont destinés à des tâches moins… physiques.

– Comme quoi ? Ai-je demandé.

-Tu pourrais être goûteur. C’est formidable, comme métier : ils restent assis toute la journée à déguster de la nourriture des riches. Et on a toujours besoin de nouveaux goûteurs, pour remplacer ceux qui se font empoisonner.

– Non ! Ai-je répliqué. JAMAIS DE LA VIE. »

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P1030379Livre reçu en Service de Presse.

Nigaudus Maximus, Ave César Nigaudus te salue!, roman graphique (dès 9 ans) de Tim Collins, illustrations d’Andrew Pinder, traduction de Marie-Claire Clévy, Père Castor- Flammarion, Janvier 2015 

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2 réflexions sur “Nigaudus Maximus, Ave César, Nigaudus te salue – Tim Collins et Andrew Pinder

  1. Ton fils a ri devant les illustrations et moi aussi! 😀
    Et puis j’aime bien les anti-héros, ils sont souvent bien plus drôles et bien plus attachant 😉
    Je t’embrasse xx

  2. Oui, certaines situations sont drôles mais le côté « pipi-caca » m’a personnellement agaçée. Théotime a aimé, c’est le principal! Bises.

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