Quelle horreur! – Claire Lebourg

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Quelle frayeur, ce lundi matin pour Paty! Il lui reste trois jours pour remettre ses tableaux à Michou, le galeriste. Et pour l’instant, ses toiles sont blanches immaculées… Heureusement, elle peut compter sur ses amis. Tous sont ravis de jouer les modèles.

L’araignée Isabelle prend la pose avec plaisir et durant des heures Paty fait danser l’aquarelle sur la feuille. Mais quand Isabelle découvre l’oeuvre, ce « pâté violet » la laisse perplexe. Le lendemain, Pierre le ver prend sa place et durant des heures Paty agite ses ciseaux et emplie la toile de ses collages. Mais quand Pierre voit le résultat, il ne décolère pas devant ce « vulgaire boyau poilu ». Le jour suivant, Mona la crevette devient la muse de Paty, et durant des heures celle-ci trempe sa plume dans l’encre et gratte le papier énergiquement. Mais lorsque Mona aperçoit le travail de l’artiste, elle est furieuse ; elle s’était imaginée en Mona Lisa…

Paty a désormais ses trois tableaux mais la réaction de ses amis la contrarie et l’attriste. Pas le temps d’annuler l’exposition, Michou arrive et embarque ses peintures.

Le vernissage approche, quelle angoisse pour Paty! Que va penser le public?

Un très joli album qui aborde avec humour et tendresse la subjectivité, la différence de sensibilité, de goût face à une oeuvre d’art, la notion de beauté, la création artistique aussi, et l’image – souvent faussée – qu’on a de soi.

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Quelle horreur ! album de Claire Lebourg, dès 5 ans, L’école des loisirs, septembre 2018 —

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Summer Kids – Mathieu Pierloot

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Finis les cours, terminée la Terminale, bye-bye le lycée, le bac est dans la poche. L’été s’annonce et Antoine, dix-huit ans, est brisé par un chagrin d’amour, désorienté par l’achèvement de sa scolarité, troublé par l’inévitable séparation  de sa bande de copains, contrarié par l’arrivée du nouveau compagnon de sa mère. Le moral en berne, l’esprit confus, Antoine est complètement désarmé face à son avenir… Contrairement à Hanna, Medhi et Alice, il ne sait pas ce qu’il fera à la rentrée. Il ne s’est inscrit nulle part. Cette fin de partie l’a anéanti. Il ne l’avait pas vu venir, ce boomerang. Ce moment où tout s’arrête et tout doit recommencer, ailleurs et autrement. C’est brutal. Seul repère auquel s’accrocher : son job d’été dans une maison de retraite. Quand il ne travaille pas, il ressasse sa rupture amoureuse avec Hanna. Il ne comprend pas qu’elle l’ai laissé, comme ça, sans explication. Cela l’obsède, lui prend tout son temps. L’été file à toute allure, les soirées arrosées se succèdent… Sa rencontre avec Noémie, une jeune fille optimiste vive et audacieuse et les relations qu’il entretient avec certains pensionnaires de la maison de retraite entraînent chez lui clairvoyance et bienveillance. Antoine prend de l’assurance. Les doutes et les craintes se dissipent. Les priorités se dessinent, l’amour perdu s’évapore dans des lendemains qui chantent.

Qu’il est émouvant, bouleversant et violent ce passage à l’âge adulte, ce moment transitoire où il faut esquisser sa vie future, poser des jalons, lâcher l’enfance et l’adolescence sans pour cela l’oublier. Avec réalisme et sensibilité, l’auteur évoque cet été pas comme les autres en usant de dialogues percutants et pertinents de playlists savoureuses et en dépeignant une génération et des personnages attachants. J’ai beaucoup aimé.

« J’y pensais souvent, moi aussi. la fin du lycée marquait la séparation inévitable de ce qu’Alice appelait le « groupe ». Medhi irait en fac de droit, Hannah intégrerait une école de commerce et Alice irait faire médecine, probablement à l’autre bout du pays. Et moi… Je serais quelque part en train de faire quelque chose. Dans quelle ville, dans quelle fac? J’en n’en avais aucune idée. Tout ce que je savais, c’était que rien ne serait plus pareil. Chaque fois que j’y pensais, ça me flinguait le moral. Mais Alice, honnêtement, je la croyais au-dessus de tout ça. Alice était dure. elle avançait droit devant elle. – Je ne savais pas que ça te touchait autant… ai-je murmuré. – On se voit tous les jours depuis plus de dix ans, Antoine. Je t’ai connu quand tu jouais au Pokemon et que Mehdi venait à l’école en sandales! – Tu devrais lui rappeler parfois, tiens… – On va faire semblant de rester en contact. On va peut-être même y croire au début, a poursuivi Alice. Un texto de temps en temps. Un mail. Un message d’anniversaire sur les réseaux sociaux. Rien que d’y penser, ça me déprime… Je savais qu’elle avait raison. Il y avait peu de chance que cela se passe autrement. »

Summer Kids, roman de Mathieu Pierloot, couverture de Martin Labelle, dès 16 ans, L’école des loisirs, Août 2018 —

Les secrets et enchantements de la maison de poupée de la Reine d’Angleterre – Vita Sackville-West et Kate Baylay

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Mary, l’épouse du Roi George V, avait fait construire une merveilleuse maison de poupée au charme raffiné de l’aristocratie anglaise avec « tout le confort moderne »; électricité à tous les étages, eau chaude et froide, ascenseur, cave à vin, argenterie, tableaux bibliothèques… Chaque pièce témoignait d’un grand luxe. Unique au monde, les visiteurs se pressaient pour admirer cette demeure à Windsor, en échange d’un shilling. Mais celle-ci, tant adorée, renfermait un mystère que ses gardiens ne parvenaient pas à élucider : au petit matin, ils trouvaient ici et là des « lumières allumées, les baignoires remplies, les lits défaits, les stores relevés (…) l’ascenseur à l’étage alors qu’ils étaient certains de l’avoir laissé au rez-de-chaussée(…) » Pourtant, la vérité sur cette histoire était juste sous leurs yeux, il leur aurait suffi d’ouvrir le livre écrit par Vita Sackville-West posé sur une des étagères de la bibliothèque.

Au-delà de sa poésie et de ses romans, Vita Sackville-West est connue pour sa pétulance, son exubérance et ses liaisons saphiques – Elle est l’inspiratrice d’Orlando de Virginia Woolf. Quand en 1924 la Reine Mary lui demande d’écrire un texte pour rejoindre sa bibliothèque miniature, elle accepte bien volontiers, et à la lire, on sent qu’elle s’est beaucoup amusée.

Vita se glisse dans la « peau » du fantôme qui hante la maison de poupée, parsemant son récit d’allusions aux contes – de Cendrillon à Shéhérazade du Marquis de Carabas à la Princesse au petit pois en passant par la Belle au bois dormant, évoquant son propre style de vie, son élégance vestimentaire, sa féminité, son indépendance, en ces années 20…

Une mise en abîme judicieuse et joyeuse, un personnage gracieux et enjoué, des illustrations sublimes inspirées du mouvement Art Nouveau, et une irrépressible envie – pour les plus grands – de découvrir l’œuvre de Vita Sackville-West.

« Mais peut-être est-il injuste d’appeler « fantôme » la créature qui hantait la maison de poupée, car les fantômes en général sont morts : or il n’y avait pas plus vivant, plus curieux, plus soucieux d’être dans l’air du temps que cet esprit. »

Les secrets et enchantements de la maison de poupée de la Reine d’Angleterre, album écrit par Vita Sackville-West en 1924 et illustré par Kate Baylay, traduit de l’anglais par Christian Demilly, dès 7 ans, Grasset-Jeunesse, septembre 2018 —

L’écart – Amy Liptrot

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Au-dessus d’elle, le ballet des oiseaux, leurs cris, leurs battements d’ailes. Devant elle, la lande, désolée, qui semble murmurer ses légendes ancestrales. Puis la mer turquoise, ses plages de sable fin, ses déferlantes, ses rochers, ses falaises. Non loin l’Écart verdoie, la bande côtière d’herbe rase abrite selon la saison agneaux et oiseaux marins. Ici et là, des vestiges néolithiques côtoient des fermes hydroliennes. Peu de maisons, peu de gens. Seul le vent s’agite. On se croirait à l’écart du monde, en marge. Le paysage est éblouissant, étourdissant. Grisant, vertigineux.  Elle est sur une île, dans l’archipel des Orcades au nord de l’Écosse. Cet endroit ne lui est pas inconnu, elle a passé son enfance et son adolescence ici. Dans la ferme de ses parents. C’est là qu’elle a commencé à boire… À vingt ans, elle a eu l’envie de partir. Le besoin d’être bousculée par la foule, d’entendre le tumulte de Londres, de rayonner, de se mêler, de participer… Mais les tentations sont grandes dans cette ville qui brille tant, les nuits sont démentes, l’alcool coule à flots dans ses veines, dans sa vie. La laissant bientôt terriblement seule, sans amour, sans amis, sans travail. L’ivresse pour compagne. Elle sombre. Pour se tenir à nouveau debout, il faut que ses démons la quittent. Combattre l’addiction, la faire vaciller. Les Alcooliques Anonymes lui tendent la main, elle s’agrippe, se cramponne. C’est violent, compliqué, douloureux. Difficile de ne pas céder, de ne pas fléchir. Alors, pour se redresser, le retour sur les terres natales s’impose comme une évidence. Contempler, observer et comprendre la nature environnante, réfléchir, s’occuper et entreprendre. Agir sur l’extérieur pour influer sur l’intérieur. S’élever pour se rétablir.

Simplement beau et sincère.

« Aux Orcades, j’étais grande et tout me paraissait petit. J’étais en sécurité dans un endroit sain, où tout coulait de source. Je n’avais qu’une envie : partir. Puis je me suis engouffrée dans la grande ville, j’ai fait miennes son énergie, sa diversité, je suis devenue responsable de mes actes. À Londres, impossible de regarder chaque visage, de croiser le regard de chaque passant – pourtant, j’aurais voulu toucher tout ce que je voyais. J’observais tout, rien ne m’échappait. Difficile de me faire un nom dans un endroit pareil, mais je m’étais juré d’y parvenir. »

« Dans certaines circonstances, on ne pense pas être capable d’avancer, mais on avance quand même. On ne fait « que conduire », histoire de s’occuper les mains et l’esprit en attendant que la vie reprenne son cours et que le temps fasse son œuvre, révélant peu à peu la forme que prendra notre existence dans les années à venir. »

« Je suis en chute libre, mais j’attrape tout ce qui s’offre à moi pendant cette chute. Oui, c’est peut-être un bonne façon de résumer la situation. J’ai renoncé à l’alcool, je ne crois pas en dieu, et mes histories d’amour se sont mal terminées, mais je trouve maintenant mon bonheur et mon ivresse dans le monde qui m’entoure. »

L’écart, roman d’Amy Liptrot, traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Karine Reignier-Guerre, Éditions Globe, août 2018 —

Les enfants de ma mère – Jérôme Chantreau

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Nous sommes en 1968 à Paris. Non loin du Parc Monceau, Françoise et ses enfants Nathalie et Laurent foulent pour la première fois le sol de leur appartement rupin au 26 rue de Naples. Françoise a vingt-cinq ans, son mari n’est pas là, comme souvent. Il travaille. Elle, elle est avec les enfants, comme toujours. Elle aura la charge de rendre cet endroit agréable et confortable. Elle, la femme au foyer, elle qui a arrêté l’école si tôt, elle qui ne se plaint jamais.

Treize ans plus tard au 26 rue de Naples, les enfants ont grandi auprès d’une mère aimante mais captive d’une vie qui ne la satisfait pas, et d’un père distant à l’indifférence non feinte.

Nous sommes en 1981. Françoise se rend seule dans le bureau de vote et tremblante glisse dans l’enveloppe un bulletin rose. Sur les affiches, sur les lèvres, dans l’air du temps, on lit, on entend, on veut croire à ces mots emplis de promesses : changer la vie. Le jour où Mitterrand devient président, le mariage de Françoise se brise, une vie nouvelle s’offre à elle.

Un vent de liberté souffle au 26 rue de Naples, la porte s’ouvre, comme le cœur de Françoise. Grisée par son émancipation, elle papillonne en amour en amitié, elle vient en aide à la jeunesse marginale, elle travaille mais vit une vie de bohème, néglige ses propres enfants. Ses désirs, le personnage de « bon samaritain » qu’elle s’est façonnée, ses rêves artistiques se réduisent comme une peau de chagrin.

Nous sommes dans les années 90, Dans la tête de Laurent son fils, c’est la confusion, le désordre, la rage, l’incompréhension. Sous influence, avec l’envoûtant Victor et Andréa, ils marchent sur les toits de Paris, avancent tels des funambules indociles dans la vie qui les dépasse, désertent l’école, créent un groupe de rock, jouent avec le feu…

Une mère et un fils, une quête de sens, des espoirs des excès des désillusions, la peinture et la littérature comme échappatoire, vingt ans de vie dans un Paris fragile et changeant.

« Pour le moment, il entrait en sixième, et c’était Nathalie qui se montrait la plus brillante à l’école. L’espérance des débuts avait fait place à une routine bien réglée qui ressemblait à une vie harmonieuse. Les années passaient avec une rapidité stupéfiante. Qu’est-ce qui fait passer la vie si vite? se demandait Françoise. L’ennui ou bien le bonheur? Est-ce d’avoir vécu quantité de choses ou de n’avoir rien vécu? Le plein ou le vide? »

« Avant de descendre, ils prirent le temps de respirer l’air des sommets. Il leur parut doux, comme un grand bol de Benco qu’ils avalèrent d’un trait. Cet air, balayant tous les toits, leur apportait les rêves des enfants perchés comme eux, le regard perdu dans l’horizon. Des microparticules, poussières en suspension de leur habitat familier, circulaient dans leur corps. Ils inhalaient la ville comme en un rite vaudou. Au-dessus du mont Valérien, la couche rose de pollution dessinait l’aura magnétique de Paris. »

« Victor et Laurent percevaient, dans la déambulation des choses et des gens, une force de destruction qu’ils associèrent au travail. Non pas à l’effort – ils rêvaient de composer des chansons nuit et jour sans dormir -, mais à l’asservissement du quotidien. Le bureau avait raison de tous, y compris des êtres les plus purs qui soient : les jeunes femmes en jupe à fleurs. La vie laborieuse érodait les gens comme une rouille. Elle abaissait les têtes et les espérances. Elle ne faisait pas de prisonniers. »

Les enfants de ma mère, roman de Jérôme Chantreau, éditions Les escales, Août 2018 —

Les voisins sauvages – Ulrika Kestere

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Lapin est tout guilleret sur le chemin. Impatient de retrouver sa jolie maison de campagne couleur framboise, sa porte lilas, son toit pointu, sa grande cheminée et sa fontaine apaisante. Mais durant son absence, des animaux sauvages ont pénétré dans son jardin et semblent y vivre… Ils sont là, devant lui, affairés à se désaltérer. En maître des lieux, Lapin s’approche lentement, bravant sa peur. Mais les quatre fauves n’en ont que faire de ses beaux discours laissant Lapin complètement dépité lorsqu’ils se mettent à courir bondir et malmener la végétation alentour. Ces voisins sauvages l’inquiètent, ils sont si grands si forts si vifs… Il faudrait les apprivoiser mais comment faire? Lapin leur offre bien des betteraves sur un plateau, pourtant ce cadeau produit l’inverse de l’effet escompté : les fauves se jettent dessus avec férocité. Au téléphone, sa maman lui conseille d’organiser une petite fête. Lapin s’attelle alors à la confection de cartes d’invitation…

Lapin ne laisse pas la peur s’installer. Ces inconnus l’intimident mais les ignorer ne résoudrait rien, autant apprendre à les connaître et pourquoi pas devenir amis. Au fil de l’histoire, le lecteur chemine avec Lapin. Tout d’abord il éprouve de la crainte puis cherche une solution pour adoucir cette sauvagerie.

Le texte est ingénieux et drôle, la fin est une merveille, quant aux illustrations elles sont sublimes et prenantes : les personnages sont formidablement expressifs, les couleurs sont douces, la composition est élégante,  il y a du mouvement, de la rondeur, de la chaleur, du rayonnement. J’ai adoré!

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Les Voisins sauvages, album d’Ulrika Kestere, traduit du suédois par Fredrik Monteil, à partir de 3 ans, L’étagère du bas, septembre 2018 —

Enfances – Marie Desplechin et Claude Ponti

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L’enfant est en arrêt au milieu du chemin, devant lui tant de possibilités se font jour. Une vie l’attend. Des choix s’imposeront, hardis, réfléchis, malencontreux, dangereux, des événements favorables ou contraires le bousculeront. Aujourd’hui, l’enfant échafaude, assemble des connaissances, imagine, crée, pose les jalons, envisage l’adulte qu’il deviendra. L’enfant, de toute façon, agira sur le monde, apportera sa pierre à l’édifice. L’enfant s’élève, inspiré et inspirant.  L’enfant avance, c’est l’enfance. Celle qui jamais ne s’effacera.

Ce livre nous mène sur les sentiers foulés par une soixantaine d’enfants, connus ou pas, réels ou mythiques, garçons et filles, d’ici ou d’ailleurs, privilégiés miséreux ou ni l’un ni l’autre. Des enfants aimant les lettres, les mathématiques, la musique, la politique, l’histoire, la cuisine, le cinéma, l’astrologie, les sciences physiques et naturelles, la peinture, la danse, le sport… des enfants-roi, des dieux, des esclaves, des réfugiés… des enfants, avec dans la tête, des luttes des rêves des croyances des désirs…

Des moments d’enfance d’Albert Einstein, Mary Shelley, Alice Liddell, Anne Frank, Krishna, Romulus et Rémus, Hatchepsout, Sophie Germain, Tommie Smith, Helen Keller, Marie Curie, Nelson Mandela, Marie Stuart, Fatma Sid Ahmed, Iqbal Masih, Ada Lovelace…

Des enfances passionnantes émaillées d’anecdotes mises en mots avec tendresse bienveillance acuité et un brin d’espièglerie par Marie Desplechin et illustrées en osmose  par Claude Ponti. Un beau livre empli d’humanité.

« Est-ce que les ancêtres de nos ancêtres avaient des enfants? Oui, car comment devenir adulte si l’on n’est pas un enfant avant? Et comment faire des enfants si l’on n’est pas devenu adulte? Aussi loin qu’on remonte dans le temps, il y a toujours eu des enfants. Partout, dans tous les temps, dans tous les lieux, parmi toutes les espèces vivantes, avant l’adulte il y a d’abord un enfant. Être enfant est ce qu’il y a de plus précieusement important dans l’univers, parce que sans enfant il n’y a pas d’adulte. Tout simplement. »

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Enfances, album de Marie Desplechin et Claude Ponti, à partir de 11 ans, l’école des loisirs, Août 2018 —