Un hiver chez Plupp – Inga Borg

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Quelque part dans le Grand Nord, Plupp, un petit lutin aux cheveux bleus s’éveille. Le bruit du vent tempétueux a eu raison de son long sommeil. Mais quelle heureuse surprise en ouvrant la porte de sa cabane : un paysage tout blanc! Blanc de neige… Il est temps de se lever et d’aller jouer avec ses amis Hermine et Lemming. Dévaler les montagnes à skis, s’amuser à cache-cache, rencontrer lièvre, chouette, renard, moineau, ours  admirer les aurores boréales et les levers de soleil. Profiter de l’hiver, de la neige, des amis, des ciels orangés jusqu’au printemps, une nouvelle saison pour d’autres jeux. Des jours plus longs avec une lumière plus intense et des couleurs plus vives.
C’est toujours un plaisir de retrouver Plupp – personnage incontournable suédois né il y a soixante-cinq ans sous le pinceau d’Inga Borg – sa prévenance son enthousiasme son regard curieux son empathie, les illustrations aquarellées, le doux rythme des saisons, les richesses de la nature.

« Plupp est un petit être « invisible » qui parle aux animaux. Il est invisible pour tous les humains – sauf toi et moi. Il habite quelque part dans le Grand Nord, dans les hautes montagnes. C’est là qu’il vit, dans une petite cabane de mousse près d’un lac qu’il appelle le lac bleu. »

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Un hiver chez Plupp, album d’Inga Borg, traduit du suédois par Nils Ahl, à partir de 4 ans, L’étagère du bas, février 2020 —

Abécédaire des métiers imaginaires – Anne Montel

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Toi, petit, qui ne sais pas, et te demandes sans cesse ce que tu feras, deviendras, plus tard, quand tu seras grand. Qui penses à mille choses merveilleuses, aventureuses, tout le temps, mais qui doutes toujours. Ce livre est pour toi. Toi, grand, qui as un travail, aimé ou pas, depuis longtemps ou pas, mais qui as toujours dans le cœur et dans la tête des envies d’ailleurs et de doux rêves, que ton esprit pragmatique sans cesse chasse. Ce livre est pour toi.
Monte sur le manège et laisse-toi porter. De lettre en lettre, déambule parmi les métiers imaginaires aquarellés : tendres, fantaisistes, utiles, futiles, poétiques, pointus, manuels, intellectuels, créatifs, sur terre, dans les airs, sur l’eau, dans un bureau, un magasin, un atelier, sur la route, sous le soleil, dans le brouillard, près des arbres, sur une machine, à bicyclette, sur une plage, dans un champs, auprès d’animaux… Tu verras, ton voyage sera beau et riche! Sans aucun doute, tu trouveras ta vocation! Je suis impatiente de savoir quel métier te plaira le plus : Attrapeuse de chat dans la gorge? Inspecteur spécialisé en chaussettes perdues? Jockey de cheval de manège? Marchand de sable? Ondulateur de lacets de chaussures? Peintre de feuilles d’automne? Ou peut-être Retrouveuse de pain perdu…?…

C c Cultivateur de cœurs d’artichauts

« Cornélius se lève aux aurores sans pester, le cœur léger. C’est un agriculture obsédé du bonheur. Il fait pousser avec tendresse des chardons succulents pour qu’ils soient dégustés lors des rendez-vous amoureux. »

E e Empêcheur de tourner en rond

 » Souvent, ça ne tourne pas rond dans la tête de l’excentrique maçon bougon Sigismond. C’est le métier qui veut ça. Empêcher le monde de tourner, forcément ça fait de vous un être à contresens. Les gens ne sont jamais contents qu’on leur dicte leur conduite, alors ils lui en veulent. Plongé dans une profonde solitude, Sigismond se sent comme un grain de sable dans des rouages. »

R r Retrouveuse de pain perdu

« Je traque, je renifle et je piste chaque recoin de la ville et rassemble les indices pour retrouver les tranches de pain perdu. Ces imbéciles n’ont aucun sens de l’orientation et errent dans le quartier des jours durant. Je les retrouve totalement chamboulés, leur face de mie ravagée par le soleil, barbouillée de larmes de sucre. »

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Abécédaire des métiers imaginaires, écrit et illustré par Anne Montel, à partir de 5 ans, Little Urban, janvier 2020 —

Perdu dans la ville – Sydney Smith

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Dans un bus bondé, un garçon au regard inquiet progresse vers la ville, New York probablement. La ville, son agitation, ses bruits… voitures klaxonnantes, sirènes, tohu-bohu de chantiers de construction, gens pressés, fumée et poussière, grattes-ciel immenses, grandes rues surchargées, ruelles sombres, ombres et grisaille envahissantes. Seul au cœur de la ville, en plein hiver de surcroît, on est un petit point minuscule face à une kyrielle de dangers. Ça, le garçon le sait bien, sans expérience on se perd facilement… En rentrant chez lui ce jour-là, il s’inquiète pour quelqu’un. Quelqu’un qu’il aime très fort. Perdu dans la ville. Alors il s’adresse à lui, en pensée. Il le met en garde, le rassure, lui indique les lieux sûrs. L’enveloppe d’ondes bienveillantes. À pied sous la neige, il parcourt son chemin quotidien vers sa maison, et confiant espère que celui qu’il aime tant suivra ses pas. Et rentrera enfin.
Un texte comme une prière et des dessins émouvants. Le trait noir est appuyé, la représentation de la ville est géométrique – verticalité, droites parallèles, lignes entrecroisés, rectangles, perspectives -, cinématographique  – cadres, gros plans, plans large, caméra subjective, contre-plongée -. Mots et images créent une tension narrative, du suspense, un climat immersif – À qui parle le garçon?. Un très bel album immersif.

« Je sais ce que c’est, de se sentir perdu dans une grande ville. (…) Mais je te connais. Tout ira bien. Si tu veux, je peux te donner des conseils. Les ruelles offrent parfois des raccourcis. Mais ne prends pas celle-ci. Elle est trop sombre. »

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Perdu dans la ville, album de Sydney Smith, traduit de l’anglais (États-Unis) par Rosalind Elland-Goldsmith, Kaléidoscope, janvier 2020 —

J’ai décidé de changer! – Xan Harotin

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Ah! Décider de changer, devenir autre : plus grand, plus fort, plus courageux, plus joli, plus plus plus, et, moins peureux, moins discret, moins caractériel, moins désordonné, moins, moins, moins… Pas facile de s’accepter tel qu’on est, d’être soi! De trouver l’équilibre. Justement, la petite souris de ce livre nage en plein doute. Elle a des amis, s’amuse, partage de belles choses avec eux et pourtant parfois elle aimerait être libre comme l’oiseau, piquant comme le serpent, loyal comme le chien, débrouillard comme le chat, costaud  comme l’éléphant… Alors hop, un jour elle décide de changer ! La petite souris se métamorphose alors en toutes sortes d’animaux. Dans leur peau, elle perçoit de nouvelles sensations et capacités, mais a-t-elle vraiment envie de leur ressembler?
Un album aux couleurs douces et aux rondeurs enveloppantes tendre amusant et pertinent sur l’acceptation de soi, sur ce qui rend l’humain que nous sommes unique différent et spécial.

J’ai décidé de changer! album jeunesse de Xan Harotin, à partir de 3 ans, L’étagère du bas, janvier 2020 —

La tête dans les nuages – Tom Schamp

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Comme Alice, suivez le lapin blanc! Avec le Petit chaperon rouge, promenez-vous dans les étages de cet immeuble extraordinaire, si haut qu’il touche les nuages, si beau avec ses fenêtres chatoyantes… Laissez-vous porter par votre imagination, ouvrez les yeux en grands pour ne rien manquer ou fermez-les de temps en temps pour deviner et rêver! Pénétrez dans l’époustouflante boutique à chapeaux, contemplez la belle voiture jaune de salon et les cheveux au vent des passagers,  saluez le marin et la sirène dans leur salle de bain de mer, observez à l’heure du thé un couple charmant en pleine partie d’échecs, cueillez une pomme exquise dans le merveilleux jardin d’hiver de l’homme barbu, donnez à laper au grand chat noir couvert d’oiseaux enchanteurs un bol de lait, asseyez-vous sur le canapé-stratus et lisez quelques livres de l’opulente bibliothèque… et attendez-vous à trouver une belle surprise au sommet de l’édifice! L’ascension est fantastique, joyeuse et amusante, pétillante et colorée, chaleureuse et douce. L’album-toise se déplie en huit tableaux foisonnant de détails rigolos et surprenants. Leporello sans texte, c’est au lecteur d’inventer ses propres histoires. Et comme chacun sait, l’imagination n’a pas de taille, alors laissez-vous dériver!

La tête dans les nuages, livre-jeu-toise, illustré par Tom Schamp, à partir de 3 ans, Little Urban, janvier 2020 —

Le livre du trésor – Brunetto latini et Rébecca Dautremer

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Que j’aime cette Collection de titres qui puise dans la littérature classique, et brandit avec élégance et audace cet héritage, l’offrant au regard juste et sensible d’un illustrateur contemporain ! Ainsi Rébecca Dautremer, face au bestiaire médiéval composé par Brunetto Latini – maître de la pensée politique en Italie au XIIIème siècle -, extrait des textes littéraires stylistiques descriptifs scientifiques chimériques une atmosphère en osmose. Il se dégage de ses dessins – de vrais tableaux – des sentiments mêlés de fascination d’enchantement de mystère de frisson. Au fil des pages, on se promène parmi une faune étonnante et bascule tantôt dans la réalité tantôt dans l’imaginaire. Finement, l’illustratrice fait jaillir des clairs-obscurs, des bleus ciels, des rouges écarlates, des beiges lumineux, des yeux expressifs, des attitudes tour à tour impétueuses majestueuses poignantes. On glisse sans cesse par-delà la lisière du réel et du fantastique : du serpent à deux têtes à la cigogne, du dragon à la fourmi, de la licorne au loup, du caméléon au phénix au singe, de la lucrote à la baleine… et vice et versa. Un voyage entre monstres et merveilles.

 

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Le livre du trésor, album jeunesse de Brunetto Latini et Rébecca Dautremer, traduit du français médiéval par Gabriel Bianciotto,  La collection dirigée par Christian Demilly, Grasset-Jeunesse, janvier 2020 —

Le gardien de la lune – Zosienka

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Émile, un charmant ours blanc,  vient d’être élu par les créatures de la nuit,  gardien officiel de l’astre lunaire. Quelle distinction! Quel honneur! Émile est aux anges d’avoir une si belle et importante responsabilité. À la nuit tombée, il monte sur un arbre immense pour faire sa connaissance et commencer sa surveillance. L’ours polaire est ébloui par sa grandeur, sa rondeur, sa blancheur, sa beauté, son éclat… qu’il est fier de prendre soin d’elle! Dans son sac à dos se trouve tout ce dont a besoin un veilleur de Lune, ainsi il passe l’aspirateur sur les nuages qui osent effleurer l’astre brillant, chasse les chauves-souris à coup de plumeau, lui fait la conversation… Mais soir après soir, la Lune lui apparaît changée, différente… on dirait qu’elle s’efface. Émile est inquiet, il se passe quelque chose de bizarre : la Lune lui échappe.
Un album tout doux et poétique qui lève le voile sur le cycle lunaire, phénomène ô combien fascinant pour les enfants.

« J’ai perdu la Lune (…). J’étais censé la protéger, mais j’ai échoué, et maintenant elle disparaît. Je ne sais plus quoi faire. »

Le gardien de la lune, album jeunesse de Zosienka, traduit de l’anglais par Nadjia Belhadj, à partir de 3 ans, Saltimbanque éditions, janvier 2020 —