Les victorieuses ou le palais de Blanche – Laetitia Colombani et Clémence Pollet

Enveloppés par la flamboyance tout en joie des couleurs, nous montons, comme Sumeya et sa maman, les marches du Palais de la Femme, rue de Charonne à Paris. Lieu refuge d’entraide et d’espoir, centre d’hébergement de partage et d’écoute. Ici, des femmes de tout âge et de tous horizons foulent ce sol accueillant, se posent un temps sous des regards doux et bienveillants, ayant fui la violence d’un pays en guerre, de la rue, de la précarité, de l’exclusion… Là, elles se savent protégées. Du haut de ses cinq ans, Sumeya – arrivée récemment d’Afrique – est ébahie par l’immensité et la beauté de ce Palais où se mêlent piano et livres, plantes et gymnase, grande cuisine et salle de réception, et partout des femmes qui portent en elles leur histoire leurs chagrins leurs traditions leurs langues leur pays leurs instants de bonheur aussi… Ensemble elles échangent, partagent, s’épaulent. Depuis qu’elle a découvert l’histoire de ce Palais et de sa fondatrice Blanche Peyron, Sumeya aimerait bien, elle aussi – plus tard – tendre la main à ceux qui en ont besoin. Fascinée par cette femme combative libre et passionnée, qui aida toute sa vie les plus démunis – devenant avec son mari les chefs de l’Armée du Salut à Paris -, et créa ce lieu unique – et tellement utile – dans un hôtel vide au siècle dernier, grâce au soutien financier de bienfaiteurs.

Un album lumineux sur le courage et l’audace d’une grande Femme pour abriter toutes celles que la vie a malmené, et le regard admiratif et plein d’espoir d’une petite fille d’aujourd’hui.

Les victorieuses, album jeunesse écrit par Laetitia Colombani – adaptation de son roman – et illustré par Clémence Pollet, dès 6 ans, Grasset Jeunesse, juin 2021 —

L’île aux crabes – Marie Le Cuziat et Jeanne Gauthier

L’île aux crabes, c’est un souvenir d’enfance tout doux, un lieu qu’on porte au creux de soi. Les vacances d’été la mer qui berce les chemins de traverse, le bateau de grand-père le vent dans les fougères, le grand rocher les petits secrets le bruit des galets, le ballet des goélands l’odeur des embruns. Le rituel le repère l’aventure. Le refuge l’imaginaire la nature. La liberté l’horizon l’excitation. L’enfant qui devient explorateur, le bateau qui devient navire, le rocher qui devient île. Les heures qui s’étirent la mer qui se retire les crabes et autres crevettes à chérir, et les rires. Chaque jour un spectacle différent le plein de beau le cœur en joie. Et le retour au phare, avec dans les yeux, des étoiles. Et avec elles les mains de grand-mère. Et les crêpes chaudes…

Un album comme une caresse, des mots délicats, des tons pastels, de la rondeur, de la douceur. Un album comme une transmission – jeux de l’enfance, nature généreuse, imagination débordante -. Un album comme une bouffée d’amour soufflée par Marie, Jeanne, et leurs souvenirs d’été. Cousines et passionnées l’une et l’autre de littérature jeunesse, elles ont créé bien plus qu’un album, en tissant autour de lui des cahiers et des carnets d’activités de jeux de découvertes liés à la mer et des objets de papier pour prolonger la lecture. Un album à aimer, un bord de mer à partager.

L’île aux crabes, album jeunesse écrit par Marie Le Cuziat et illustré par Jeanne Gauthier, Marguerette, dès 3 ans, juin 2021 —

Une carapace pour deux – Éric Sanvoisin et Delphine Jacquot

Transporter sa maison avec soi! Quelle chance! C’est pratique, poétique, pas typique! Grâce à sa carapace, la Tortue peut aller et venir où et quand bon lui semble, et ça elle adore. Et quand la fatigue, la faim, la soif, une envie pressante arrivent, hop en quelques secondes elle est chez elle, dans son cocon coquet et confort. Seulement la solitude lui pèse lourdement ces temps-ci… Alors un matin, une idée lui vient : elle va mettre sa carapace en colocation! Sitôt dit sitôt fait, elle passe l’annonce dans le journal, pressée de partager. Pas facile pour le facteur – pigeon voyageur – de remettre les lettres à la Tortue : elle est chez elle partout, c’est une nomade, sans adresse fixe! Bref, trois lettres lui parviennent, de trois expéditeurs très différents : un éléphant – beaucoup trop grand pour son petit nid -, une fourmi – beaucoup trop affairée pour la Tortue si calme – et un lièvre… Hé Hé! Le lièvre et la tortue, une histoire connue – avec une fin glorieuse pour la tortue justement. C’est un signe : il est le colocataire idéal! Mais la Tortue déchante vite car le Lièvre et elle sont cesse à contre-courant. Lui vit la nuit et dort le jour… et il ronfle! Ses ronflements sont si forts qu’ils effrayent tous les animaux alentours. En colère et fatiguée, la Tortue jette le Lièvre dehors… Bon débarras! Seulement, voilà qu’elle croise chiens et chasseurs… elle culpabilise et s’inquiète. S’il lui arrivait malheur, elle s’en voudrait tellement….

Un album drôle, extravagant, foisonnant de détails aux illustrations vivement colorées cocasses et immersives à souhait. Quant au rythme, il est fou, j’adore!

Une carapace pour deux, album jeunesse écrit par Éric Sanvoisin et Delphine Jacquot, dès 5 ans, L’étagère du bas, mai 2021 —

À Paris – Joëlle Jolivet et Ramona Badescu

Depuis l’enfance, Joëlle Jolivet traverse Paris en tout sens. Elle connaît la ville par cœur, même si elle l’émerveille encore. Ramona Badescu n’y a jamais vécu. Arrivée en France à dix ans, elle a toujours habité loin de la Capitale, mais chacune de ses visites la réjouit. Grâce au grand format du livre, aux gravures en noir et blanc de l’une, et les mots poétiques et pétillants de l’autre, on déambule dans les rues de Paris, comme si on y était!. En sur-couverture, une carte touristique nous attend, et à l’intérieur un dépliant et un pop-up nous surprennent. Leur Paris est volontairement léger et rayonnant. Leurs regards est tendre et charmant. « Ajoutez deux lettres à Paris et c’est le paradis » : voilà, en parcourant l’album, je pense à la petite phrase de Jules Renard! La balade est belle, ludique, immersive. Cet album documentaire foisonnant et joyeux – descriptions historiques, monuments numérotés renvoyant à la carte, vie quotidienne – ravira petits et grands.

Défilent les hauts-lieux touristiques ; l’île de la Cité vue du quai des Grands-Angustins, Beaubourg , la Fontaine Stravinsky, les toits de zinc du quartier du Marais avec vue sur le Centre Pompidou, Notre-Dame de Paris « là où toutes les routes démarrent… », le Panthéon, le Jardin des Plantes, Barbès, Les dômes du Sacré-Coeur, l’Église de Montmartre, la Voie Royale – Louvre, Carrousel, Jardin des Tuileries, Obélisque de la place de la Concorde, les Champs-Élysées, l’Arc de Triomphe, la Grande Arche -, le Pont des Arts ses sept arches et ses cadenas, les cinémas près de la Sorbonne, le parc des Buttes-Chaumont, la Tour Montparnasse et le marché à ses pieds, la Tour Eiffel, le Canal Saint-Martin et ses berges, le Cimetière du Père-Lachaise, l’Opéra Garnier. La promenade prend fin dans le 13ème arrondissement, avenue d’Ivry, dans le quartier asiatique.

Et au fil des pages, ses promeneurs, ses siesteurs, ses runners, ses cyclistes, ses visiteurs, ses cafés, ses pavés, ses grands magasins, ses métros, ses gens pressés, ses amoureux, ses photographes, ses curieux, ses habitués, ses bateaux-mouches, sa poésie, sa musique, son histoires, ses grands-hommes -et femmes-, ses pigeons, ses bancs publics, ses lecteurs, ses enfants, ses bouquinistes, ses voitures et ses bus, ses manèges, ses terrasses… et ses couleurs ses parfums ses bruits que l’on devine…

J’irais bien y faire un tour, moi, À Paris!

À Paris, album jeunesse écrit par Ramona Badescu et illustré par Joëlle Jolivet, dès 6 ans, avec un dépliant et un pop-up sous jaquette, Les Grandes personnes éditions, 2014 —

La très grande aventure – Anne Cortey et Olivier Latyk

Quand en plein hiver, Marcello le petit pois et Nanni le haricot vert, harassés d’un long chemin arrivent dans une ferme, ils pensent se reposer… mais c’est sans compter sur le coq de la basse-cour, qui les avalent aussitôt, tout rond! Dans son gosier c’est le bazar ; de quoi s’occuper avant de pouvoir s’échapper… L’attente est longue. Heureusement pour les deux légumes, Monica la fourmi leur glisse à manger par le bec du coq endormi – Monsieur hiberne! -. Et au printemps, pouf! Voilà que Marcello appuie sur le nombril du volatile. Comme par magie, une porte s’ouvre! Et c’est sur une Vespa rouge, conduit par Nanni, que les deux amis partent à l’aventure ! Monica, super conseillère, leur dit : direction la mer! S’ensuivent de nombreuses péripéties et autres dangers, sur terre et en l’air… Le petit pois et le haricot vert ont beau être minuscules dans ce vaste monde, ils sont ensemble, et à deux, c’est bien connu, on est plus fort! Et plus encore, quand leur amie la Fourmi rejoint joyeusement leur grande aventure! Rires délires solidarité complicité et une imagination débordante!

Cet album est extra-chouette! Génialissime! Un road-movie pour les petits, plein de fantaisie de drôlerie, de trouvailles, de tendresse aussi. Texte et dessins sont en osmose ; rythmés colorés chaleureux inventifs doux et fous. Et puis Marcello Nanni Monica, une vespa… la Dolce Vita quoi! J’ai ADORÉ!!

« Décidément, la vie a bien des surprises dans ses poches… »

La très grande aventure, album jeunesse écrit par Anne Cortey et illustré par Olivier Latyk, dès 3 ans, Grasset Jeunesse, mai 2021 —

Rosie Pink – Didier Lévy et Lisa Zordan

Dans le jardin de son manoir, Mister Horace Pink, grand amateur de roses, en fait pousser des milliers. Extrêmement méticuleux, les fleurs sont plantées en lignes, selon leur couleur, et reçoivent de sa part un entretien quotidien rigoureux. La découverte d’une mauvaise herbe l’offusque instantanément : sitôt vue sitôt arrachée! Rosie, sa fille, se désespère devant ces herbes jetées, alors inspirée, il lui vient une idée. Là voilà qui récupère ici et là les herbes et se fait jardinière. Avec douceur et audace, Rosie les place dans des pots de yaourt, à la lumière de sa fenêtre de chambre, au milieu des peluches des livres et autres jouets en tout genre. Les petites herbes se sentent si bien qu’elles croissent vivement et envahissent l’espace joliment. Le père de Rosie lui cède, à contre cœur, un petit bout de terre, pour que les petites herbes devenues grandes s’épanouissent davantage. « Le paradis », nommé ainsi par Rosie ne cesse de grandir et bientôt, à la grande stupéfaction du père et de la fille, des roses en jaillissent! Des apparitions qui transformeront le jardin tout entier et Mister Horace Pink lui-même.

Un très bel album, une ode à la nature à la diversité à l’ouverture et à l’imperfection. Grâce à Rosie, Horace comprend que les différences se nourrissent entre elles, qu’il faut les laisser vivre – ne surtout pas les contraindre les cloisonner -. Et la rose a beau être une fleur ravissante, elle l’est encore plus si elle est aimée respectée et libre! Le texte sensible de Didier Lévy s’harmonise à merveille avec les illustrations éblouissantes et foisonnantes de Lisa Zordan.

Rosie Pink, album jeunesse écrit par Didier Lévy et illustré par Lisa Zordan, dès 5 ans, Sarbacane, 2018–

Madame hibou cherche appartement – Caroline Dorka-Fenech et Géraldine Alibeu

Un beau jour, ou plutôt une nuit! Madame Hibou en eut assez de vivre ici, dans ce si vieil arbre qui lui servait depuis des lustres de maison. Assez de la pluie, du vent glacé, des flocons de neige! Assez d’être constamment enrhumée et fiévreuse! Cette fois, la coupe était pleine, il lui fallait à tout prix sortir de ce trou. Elle rêvait d’un abri au sec, d’un nid tout chaud, d’un endroit coquet et douillet. Avec des murs peints en jaune, sa couleur chérie… que le soleil entre enfin jusque dans son appartement! Parce que voilà, ce qu’elle désirait : un APPARTEMENT – digne de ce nom (et pas un taudis humide). Cette nuit-là donc, elle prit son téléphone, bien décidée à trouver un logement. Après de nombreuses heures passées à discuter mollement, on lui dit enfin ce qu’il fallait faire : Prouver qu’elle existait!! Munie de ses papiers roses et bleues, Madame Hibou partit donc armée de tout son courage et de toute sa volonté en direction du grand bâtiment gris… là où on décidait, si oui ou non, vous existiez vraiment!! Seulement, elle n’était pas la seule à vouloir déménager. Une file immense de hiboux serpentait devant le cube cendré. Trois mois d’attente pour espérer atteindre le guichet!!! Heureusement, parmi cette foule, elle fit la connaissance d’hiboux très sympathiques. De discussions en réflexions, une ingénieuse idée surgit…. Un splendide album terriblement contemporain qui évoque avec clairvoyance la précarité, le manque d’accès aux logements, la lenteur de l’administration – et l’absurdité de ses lois -, la solidarité et l’habitat participatif. Le texte est merveilleusement mis en valeur par des illustrations aussi flamboyantes que tendres! À glisser d’urgence dans toutes les mains, petites et grandes!

« Ainsi était organisé la société des hiboux : si l’on voulait obtenir un appartement, il fallait exister. Des appartements à des hiboux qui n’existaient pas, on n’en donnait pas. Vous aviez beau insister : si vous n’existiez pas, vous n’aviez pas le droit de vous loger. Cela peut paraître bizarre, mais les lois des hiboux avaient été rédigées dans l’ancien temps. Même si personne ne les comprenait, tout le monde était obligé d’y obéir. »

Madame hibou cherche appartement, album jeunesse écrit par Caroline Dorka-Fenech et illustré par Géraldine Alibeu, à partir de 5 ans, À pas de loups éditions, mai 2021 —

Le petit cafard de maman – John Lavoignat et Sophie Jackson

De tout son long dans son lit, les yeux tristes aux larmes supposées, la maman du petit garçon narrateur s’est isolée. Loin de la vie de famille et son tourbillon. Son énergie, sa fantaisie, ses envies, ses rires se sont envolés. Son papa parle alors d’un petit cafard… Le petit garçon est bien ennuyé face à ce mot dont il ne sait rien. Alors bien décidé à retrouver sa maman d’avant, il part en quête d’explications. Sa sœur reste évasive, évoquant juste la laideur de la chose. Son professeur d’école, lui donne enfin, dessin à l’appui, la précision qu’il attendait : il s’agit d’un insecte! Un insecte moche qui adore la poussière… Facile, il suffit de le capturer! Comme ça, il n’embarrassera plus sa maman. Et hop, voilà du ruban adhésif collé partout dans la maison, mais son père n’est pas d’accord. Chagriné mais combatif, le petit garçon s’en va voir son oncle à l’animalerie histoire de voir à quoi ressemble la bête qui embête tant sa maman…. S’il n’y trouve pas de cafard, bientôt arrivent les cauchemars! Et une idée germe le matin : s’il se déguisait en cafard géant, le petit cafard de maman sortirait peut-être de sa cachette? Ah ça, l’imagination a beau déborder, le courage et l’entêtement abonder, le petit garçon commence à désespérer de trouver une solution jusqu’à ce que…

Un album qui ose aborder avec subtilité délicatesse poésie et drôlerie la dépression parentale, du point de vue de l’enfant. Le sujet, esquissé, permet d’ouvrir la discussion une fois le livre refermé.

Le petit cafard de maman, album jeunesse écrit par John Lavoignat et illustré par Sophie Jackson, à partir de 7 ans, L’étagère du bas, mai 2021 —

Cette maman qui t’aime infiniment – Capucine Lewalle et Maud Legrand

Une maman, c’est immense – jusqu’au ciel – avec tout plein d’amour dedans. Une maman sait faire plusieurs choses, et souvent en même temps! Elle est costaud pour ça. Ses journées sont remplies à ras bord. Elle travaille, a des responsabilités, son yoga, son flamenco, ses papiers à lire et à écrire, ses appels téléphoniques super importants, ses amis à voir… des choses qui la peinent, la mettent en colère, l’angoissent… Pourtant, elle trouve toujours le temps d’écouter de regarder de câliner de rassurer son enfant. Toujours le temps de jouer, d’inventer, de rire, d’apprendre, de faire des roulades dans l’herbe… Toujours elle a, dans son cœur dans sa tête dans sa peau ; son visage, son odeur, sa douceur, sa voix, ses frayeurs, ses joies… Et ce qu’elle aime par-dessus tout : c’est le voir s’élever – jusqu’au ciel -. Devenir grand, mais à jamais son petit. Un album doux et fort comme une maman! Une déclaration d’amour tout en rimes enjouées, tourbillonnantes, aux dessins tendres, lumineux. Et on n’oublie pas, à la fin, de faire un gros câlin!

Cette maman qui t’aime infiniment, album jeunesse écrit par Capucine Lewalle et illustré par Maud Legrand, dès 3 ans, Casterminouche, éditions Casterman, mai 2021 —

La rencontre – Stéphanie Demasse-Pottier et Marie Poirier

Un album au format carnet de voyage, pour un voyage au creux de l’amitié, et au fond de soi – interrogeant ses propres envies. Un petit livre orange gorgé de soleil, qui fait rayonner la banquise, immensité habituellement froide, et immaculée. Marie Poirier y a semé ses couleurs chaleureuses et ses formes géométriques, et Stéphanie Demasse-Pottier ses mots sensibles et toujours justes. Elles réussissent ainsi à rendre cette histoire – et le livre tout entier – infiniment intime.

Pingouin s’ennuie sur son banc de glace, lassé de ses semblables. Sa solitude est si pesante, qu’il pense sérieusement à se trouver un ami. Un message écrit sur le dos d’un poisson, une attente longue mais pleine d’espoir et voilà chat qui débarque un jour, sur le sol gelé de Pingouin. Les deux se racontent, se plaisent et font vite la paire. Seulement, plus le temps passe, plus chat se sent vide des siens. Il décide donc de rentrer chez lui et propose à Pingouin de l’accompagner. Ce dernier hésite. Car tout ce qui s’offre à son regard ici, là, autour ; il l’aime tellement, et sait qu’il reste tant de choses, et d’êtres, à découvrir encore et encore. L’horizon, lui, peut attendre non?!

« Un jour, c’était un lundi. Il eut une idée. Il attrapa un poisson et lui accrocha un message dans le dos. Sur le message, il avait écrit « Qui veut être mon ami? » À l’autre bout de la terre, un chat pêchait. Il attrapa le poisson et lu le message avec attention. »

La rencontre, album écrit par Stéphanie Demasse-Pottier et illustré par Marie Poirier, à partir de 4 ans, L’étagère du bas, avril 2021 —