Nowhere girl – Magali Le Huche

Comme Magali, ma fille a passé tout l’été à rêver à sa rentrée en 6ème. Pleine d’enthousiasme de curiosité, de folle impatience. Les premières semaines ont été dingues. Notre petite fille était devenue grande. D’un coup! Puis l’euphorie s’est tarie, flétrie par des embrouilles entre copines. Un matin, elle n’a pas voulu aller au collège… et ce matin-là, étrange et merveilleux hasard, j’ai reçu ce livre-là dans ma boite aux lettres! Magali raconte la phobie scolaire qui a envahi sa vie, et lui faisait si mal dedans, avec sensibilité sincérité bienveillance justesse tendresse – et humour aussi – sans jamais tomber dans le larmoyant, malgré la gravité du propos. Car grâce à des parents compréhensifs, et l’apparition éblouissante et joyeuse des Beatles dans ses oreilles et dans ses rêves, Magali va peu à peu puiser en eux force énergie fantaisie et créativité. Ma fille a lu plusieurs fois Nowhere Girl, je l’ai même vu prendre des notes et dessiner dans son petit carnet intime. À travers l’histoire vraie de l’autrice, elle a vu des correspondances qui ont sues la rassurer je pense. Et il se trouve que je suis de la même génération que Magali, alors forcément les références m’ont touchée et fait sourire. Des références que ma fille connaît pour la plupart, par transmission… Quant aux Beatles, ils font partie de notre famille depuis des années, ils éclairent nos jours gris et font pétiller tous les autres! Il va sans dire que nous avons tous lu ce livre et tous adoré! Un livre qui aborde avec pertinence la phobie scolaire et les tourments de la pré-adolescence – métamorphose du corps, regard des autres, estime de soi… – C’est POP! c’est WOUAH!, c’est YEAH! c’est drôlement bien!

« Plus les semaines passaient, plus j’avais du mal à quitter l’appartement. J’étais comme un animal qui repère son territoire. Je cherchais les odeurs d’origine. Je partais le matin avec l’impression que je n’allais jamais revenir… et que je laissais chaque matin un peu d’enfance à la maison. »

« Quoi? Johnny! Tu veux dire que tu existais en même temps que les Beatles et tu ne les écoutais pas?! Mais c’est injuste! Mais pourquoi? C’est nul, nul, nul!! »

« … il s’est produit quelque chose d’incroyable. Je n’avais plus peur d’être une mauvais élève. Je ne souhaitais pas non plus être la meilleure. Je savais pourquoi j’étais là. J’avais envie de grandir. Et faire ce que je voulais plus tard. De toute façon, les Beatles étaient avec moi, dans ma poche. Quoi qu’il arrive. »

Nowhere girl, roman graphique de Magali Le Huche, à partir de 11 ans, Dargaud, mars 2021 —

2 commentaires sur “Nowhere girl – Magali Le Huche

  1. La rentrée en sixième c’est quelque chose. Je m’en rappelle encore. La phobie scolaire, il faut en parler et lire sur ce sujet a été la meilleure des façons de soulager le cœur lourd de ta fille. Merci Nadège pour tes chroniques toujours pleine de sensibilité et de justesse. Excellent weekend à toi 🙂

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s