Filles de la Walïlü – Cécile Roumiguière

walilu

Laissez-vous absorber par cette illustration à l’atmosphère bleutée ; sa forêt ténébreuse, son eau aux reflets changeants, ses silhouettes sur la plage, son village au loin qui rougeoie, son horizon aussi mystérieux qu’inquiétant. Entrez dans cette histoire envoûtante, déroulez-en le fil fascinant tantôt glissant tantôt noueux de l’enfance l’adolescence les premiers émois l’amitié fragile les secrets endormis la vengeance sournoise la transmission le courage les traditions les légendes la modernité les cauchemars les mauvais présages la liberté le manque la filiation l’eau la terre l’air le feu les sensations les forces de la nature la magie… les mouvements de l’âme. Regardez grandir Albaan, habitante de Lurföl, presqu’île imaginaire – scandinave ? -, écoutez ses rêves vivez son quotidien de fille dans une société matriarcale bienveillante vaillante et audacieuse, ses angoisses face à l’absence familière – à laquelle elle ne s’habitue pourtant pas – de son père qui, comme tous les hommes, part en mer pour pêcher, ressentez le poids lourd d’un passé nébuleux, frissonnez avec elle à l’approche de la Walïlü, créature effrayante de la forêt, luttez à ses côtés pour faire jaillir la vérité.
Un roman ensorcelant, vibrant, empoignant.

« Derrière un rideau d’arbres, au fond de la forêt, un lac noir sous le ciel noir. Et le froid. Un chuintement, une plainte. Un cri de douleur qui signe la fin de la nuit. Lentement, le noir du ciel se griffe d’or et d’argent, le cobalt fond sous l’indigo. Le gémissement, à nouveau, résonne sans que personne ne soit là pour l’entendre. Un trait, un éclair nacré dans le blanc pur de la glace, et un soupir, le dernier, un son à lacérer le cœur quand la plaque se scinde en deux. Le morceau de glace hésite, il tangue en suivant le clapot des eaux du lac. Le vent tombe, la plaque dérive. »

« – Il y a le temps des tanières et celui de la lumière ; la vie est un déferlement de vagues qui font rouler les galets… Jusque là, j’avais besoin de forêt et de solitude. Demain, je ne sais pas. Ne t’en fait pas, j’ai les épaules solides.  – Prends soin de toi, Nanna. Même les galets peuvent être brisés quand la houle est trop forte. »

« – Quand j’étais petite, je pensais que des monstres sous la mer pouvaient emporter mon père, puis mon frère, et tous les hommes que j’aimais. Mais les seuls monstres capable d’emporter ceux qu’on aime, ce sont les secrets trop lourds qui deviennent des poisons et rongent les cœurs. »

Filles de la Walilu, roman de Cécile Roumiguière, illustration de couverture de Joanna Concejo, dès 13 ans, l’école des loisirs, février 2020 —

10 commentaires sur “Filles de la Walïlü – Cécile Roumiguière

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