L’atelier des souvenirs – Anne Idoux-Thivet

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De retour dans sa région natale, la lorraine, après de longues années parisiennes, Alice s’est installée dans la petite maison laissée par sa grand-mère. Elle a fui Paris des études  sans fin et sa solitude. À l’approche de la trentaine, la voilà surdiplômée, déprimée, sans travail, sans amour, sans amis. Un jour, excédée et consternée par sa situation, elle a une idée : elle va proposer des ateliers d’écriture. Alice a toujours eu le goût des mots des histoires et des arts.

Deux mois après, deux ateliers ont été créés dans des maisons de retraite. Pierre, Suzanne, Georges, Madeleine, Jeanne, Elisabeth et d’autres prennent beaucoup de plaisir à écrire, à convoquer leur passé, à fouiller leur mémoire – défaillante parfois -, à faire resurgir des souvenirs, à partager leurs sentiments avec les autres résidents. Très vite, Alice anime un nouvel atelier. Dans une école primaire, cette fois-ci.

Pour Alice, c’est un déferlement d’émotions. Enfin, il se passe quelque chose dans sa vie.  Elle rencontre des gens, les écoutent, les guident. Des liens authentiques se créent, des correspondances entre les générations se font. Puissance des mots, valeur des souvenirs, empathie, bienveillance, identification… les choses du passé, qu’elles soient tendres ou douloureuses remontent à la surface, épousent le présent et construisent l’avenir. Complicité  solidarité entraide se font jour. Même l’histoire d’Alice, leur ange gardien, va émouvoir les écrivains amateurs, petits et grands, qui vont tenter d’emplir son existence de tendresse de  chaleur de  fantaisie et d’amour en mettant en place l’ Alice Project.

Un roman-douceur qui met du baume au cœur et le sourire aux lèvres au creux de cet hiver long et froid. Des personnages attachants, des souvenirs émouvants, le mélange des générations, de l’enthousiasme… À lire au coin du feu.

« Elle commençait à le comprendre, son travail avec les anciens revêtait une dimension patrimoniale exceptionnelle. La richesse de leurs productions écrites ne résidait pas dans leur style, mais dans leur caractère autobiographique. »

« – J’ai lu l’autre jour un article passionnant sur la nostalgie (…). Des chercheurs ont montré qu’elle est une formidable réparatrice d’humeur. (…) – Se remémorer des objets anciens, comme ces assiettes, par exemple, et les souvenirs qui vont avec, agirait comme une espèce d’élixir d’optimisme …. »

 » D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours lu, appris et écrit de la poésie. J’étais libraire à Nancy, pas très loin du Cours Léopold. C’est comme cela que j’ai rencontré Margot. J’avais trente ans, et le nez toujours fourré dans mes bouquins. Elle était étudiante en lettres et n’avait que dix-huit ans. Douze ans nous séparaient. Un gouffre pour moi, un détail pour elle. Je fus bientôt son fournisseur officiel en classiques de la littérature française, grecque et latine. (…) C’était une bonne cliente. À la vérité, c’était beaucoup plus que cela… »

L’atelier des souvenirs, roman d’Anne Idoux-Thivet, Éditions Michel Lafon, Janvier 2018 —

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