La petite écuyère – Charlotte Gingras et Gérard DuBois

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Comme tous les ans avant l’automne, le photographe ambulant descend au village en traînant par la bride un poney blond. Ce dernier avance, tête basse, le dos chargé d’une énorme caisse de bois. Selon une coutume ancestrale, photographier un enfant sur le dos d’un poney à la crinière pâle éloignerait le mauvais sort pour le reste de l’année.

Comme toujours, la petite Justine tente de se dérober mais cette fois-ci, sa mère découvre sa cachette. Elle lui met de beaux vêtements, la coiffe et la traîne par la main sur la place de l’église où a lieu l’événement.

La fillette est terrorisée. Sans ménagement, on la pose sur le dos de l’animal. Entre les cris de la foule, les moqueries des enfants, les injonctions du photographe et de la mère, le poney blond est aussi tourmenté que Justine. Il se cabre et détale. S’ensuit une course folle…

Mais contre toute attente, la petite fille va sentir sa peur s’envoler et le poney va goûter au plaisir de la liberté. L’un et l’autre vont s’apprivoiser et se trouver des traits communs.

Et c’est au milieu de la nature accueillante et bienveillante qu’ils vont se raconter leur existence et se comprendre. Depuis ce jour, plus rien ne fit peur à Justine et l’année suivante, à la même saison, elle quitta le village, plus libre que jamais avec en tête deux rêves : retrouver le poney à la crinière pâle et devenir écuyère.

Un album sur les peurs et les douleurs que la force d’une amitié peut délester et armer de courage.

« Au réveil, Justine raconta ses peurs. Elle avait peur de tellement de choses. Peur de la maîtresse d’école, peur des lettres de l’alphabet qui s’emmêlaient dans sa tête, peur de la mère et de son autorité souveraine, peur des garçons qui lui tiraient les nattes et lui criaient des noms d’oiseau, peur des coups. Elle était née comme ça. Pleine de peurs. Juste des peurs. Dans les yeux noirs du poney, elle vit la dureté du maître, les coups de bâton, la caisse de bois qu’il transportait sur son dos, si lourde, et que ça durait depuis des années. Elle vit la cruauté des enfants, parfois. « 

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La petite écuyère, album écrit par Charlotte Gingras et illustré par Gérard DuBois, à partir de 5 ans, Grasset Jeunesse, Janvier 2018 —

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