Petit jardin de poésie – Robert Louis Stevenson et Ilya Green

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Romancier du 19ème siècle, Robert Louis Stevenson, est célébré aujourd’hui encore pour ses œuvres principales L’île au trésor et L’étrange cas du docteur Jekyll et M. Hyde. Si l’aventure et le fantastique priment dans la plupart de ses écrits, l’auteur aimait  l’art délicat de la poésie et le petit monde de l’enfance dont il avait d’heureuses réminiscences. Ainsi, en 1885 paraît A child’s garden of verses – le jardin poétique d’un enfant -.

Des mots doux et tendres où la belle innocence la turbulente imagination et la pétulante fantaisie forment un charmant bouquet d’enfance. Avec simplicité et sensibilité, l’auteur convoque ses souvenirs, des images, des sensations, ses jeux, « la rivière mordorée », « les voiliers voguant », « les rues terreuses », « la bruyère, les genêts », « les fleurs rouges et bleues », « l’oiseau se poser sur la souche », le « royaume du sommeil », l' »avenir », « une part de tarte et des pommes », sa « petite ombre », son « petit lit le bateau de (s)es rêves »… il parle des saisons et de la nature, de ses joies et de ses questions, de ses rêves et de ses envies, d’ici et d’ailleurs, de ses voyages nombreux et immobiles. En regard de ses mots, les délicieux dessins d’une infinie douceur d’Ilya Green. Du vert de l’orangé du jaune, des visages enfantins mutins songeurs mélancoliques joyeux joueurs, des tableaux émouvants, des instantanés intemporels. Et des illustrations spontanées vu qu’Ilya Green a seulement eu une semaine et une palette limitée à trois ou quatre couleurs, un exercice audacieux merveilleusement réussi.

Un petit  jardin de poésie, un petit bout d’enfance, et de grandes résonances, forcément.

« Mon ombre

Il y a toujours une petite ombre
Qui me poursuit partout.
À quoi sert-elle? Je me demande.
Je n’en sais rien du tout.

On dirait moi, elle me ressemble
Des pieds jusqu’à la tête;
Et quand je glisse dans mon lit,
La voilà sous la couette.

Le plus étrange avec cette ombre,
C’est la façon dont elle grandit :
Ce n’est pas comme les enfants,
Tout petit à petit.

Non, certaines fois elle s’étire,
On dirait du caoutchouc mou ;
Et d’autres fois elle rétrécit
Et devient rien du tout.

Elle ne sait pas vraiment très bien
À quoi peut jouer un enfant ;
Mais elle sait bien, de temps en temps,
Me causer du tourment. (…) »

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       Robert Louis Stevenson 

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Ilya Green

Petit jardin de poésie, poèmes de Robert Louis Stevenson et illustrations de Ilya Green, La collection, Août 2017 —

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