Les piqûres d’Abeille – Claire Castillon

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Quand, du haut de ses dix ans, Jean a vu Abeille, il était mordu, amoureux fou de cette fille virevoltante et fantasque, volontiers impertinente. Lui, si sage et pondéré, avait trouvé chez elle son contraire, et cela le remplissait de joie. La rencontre avait eu lieu lors du mariage de sa marraine et de Paul-Émile. Chat perché, rock endiablé, sourires en coin, courses effrénées, répliques épiques, pique et pique et colegram… Abeille avait renversé le petit cœur de Jean.

Mais le lendemain, Abeille est partie bien loin, si loin que Jean ne sait pas où elle habite. Alors, il mène l’enquête auprès de sa marraine et réussit non sans mal à dégotter son adresse et se met à lui écrire. S’ensuit un échange épistolaire funambulesque où les charmantes lettres de Jean pleines d’amour, croisent les piquantes missives d’Abeille chargées de mots méchants et moqueurs. Ne dit-on pas que l’amour est aveugle… !?

Les lettres se suivent et se ressemblent, les mois passent et Jean est toujours fou d’amour. Autour de lui, ça bouge et ça tangue… Zoé, son adorable grande sœur – sans cesse chahutée par sa mère au sujet de ses kilos en trop – tombe éperdument amoureuse  d’Hervé, un robin des bois moderne ; sa mère annonce qu’elle attend un bébé ; mémé Raymonde a un nouveau jules et ne tient plus en place ; Doumé son cousin a une maladie capillaire – en fait il est chauve – ce qui ne semble pas inquiéter Vésuve, sa copine ; son meilleur ami Lambert aime Léandra qui vit à des centaines de kilomètres Berck et est handicapée…  heureusement pépé genou – parce qu’il n’a qu’une jambe – et mémé poil – parce qu’elle a du poil au menton – veillent sur tout ce petit monde…

Un petit roman d’amour et d’amitié complètement déjanté, une galerie de personnages loufoques, une écriture pleine de folie et d’excentricité, et de la tendresse partout.

« Elle a un port de tête en caramel, ai-je pensé d’Abeille la première fois que je l’ai vue. On a dansé deux rocks au mariage de ma marraine et de Paul-Émile. Quand il y a eu le slow allemand que maman réclamait à cor et à cri au DJ depuis le début des danses et que papa a plaisanté en invitant une autre qu’elle à danser, Abeille et moi avons recommencé à jouer à chat. C’était il y a un an. J’étais jeune. J’étais rouge écrevisse. Et tout le monde a pensé que je m’agitais beaucoup trop dans les champs. »

« En ce qui me concerne, je suis très mûr, assez marrant et plutôt intelligent, il me faut donc une fiancée qui dépote. D’emblée, j’ai senti qu’Abeille avait du tempérament et aucune tare susceptible de me dégoûter. « 

« L’amour est comme un bled paumé finalement. Une fois qu’on a trouvé le bon, on s’y sent bien, et comme Abeille, on déteste qu’on nous en dise du mal. »

Les Piqûres d’Abeille, roman jeunesse de Claire Castillon, dès 11 ans, Flammarion Jeunesse, Avril 2017 —

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