La poésie du jeudi avec Francis Cabrel

Le vent fera craquer les branches
La brume viendra dans sa robe blanche
Y aura des feuilles partout
Couchées sur les cailloux
Octobre tiendra sa revanche
Le soleil sortira à peine
Nos corps se cacheront sous des bouts de laine

Perdue dans tes foulards
Tu croiseras le soir
Octobre endormi aux fontaines
Il y aura certainement,
Sur les tables en fer blanc
Quelques vases vides et qui traînent
Et des nuages pris aux antennes

Je t’offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu’Octobre nous prenne
On ira tout en haut des collines
Regarder tout ce qu’Octobre illumine
Mes mains sur tes cheveux
Des écharpes pour deux

Devant le monde qui s’incline
Certainement appuyés sur des bancs
Il y aura quelques hommes qui se souviennent
Et des nuages pris sur les antennes
Je t’offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu’Octobre nous prenne

Et sans doute on verra apparaître
Quelques dessins sur la buée des fenêtres
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être.
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être

Octobre, Francis Cabrel

lapoesiedujeudi

Publicités

17 réflexions sur “La poésie du jeudi avec Francis Cabrel

  1. C’est vraiment un poète Cabrel quand il s’en donne la peine ! J’adore le mois d’octobre, mon préféré de l’automne et je trouve cette chanson vraiment adaptée à ce mois, frileuse avec les foulards et les « bouts de laine » dont on s’enroule, « les nuages accrochés aux antennes », etc. Tout y est… Sauf les vases vides, en ce moment j’ai des roses (d’octobre justement) qui refleurissent…Merci encore pour cette belle chanson-poème ! 😉

    1. Cet album (un samedi soir sur la terre) est un petit chef d’oeuvre! L’automne n’est pas ma saison préférée… il commence à faire froid et je suis super frileuse!! Mais, cette chanson est magnifique.

  2. P.S. : j’adore ta nouvelle bannière : cette machine à écrire me rappelle quand j’ai appris à taper à la machine (d’un doigt^^), elle était encore plus vieille il me semble ! Ensuite j’ai eu un modèle (à moi cette fois) qui ressemblait à celle-ci mais plus moderne !!! Toujours est-il que j’adore les machines à écrire !!! 🙂

      1. Nooon ! Alors tu es vraiment très jeune !!! 😥 Cela dit ce sont des objets assez encombrants quand on ne s’en sert plus… 😉

  3. Je l’ai dans la tête depuis ce matin ! Grâce à toi, je peux lire (et écouter!) les paroles! Elles sont si belles, c’est dommages de les changer en « lalala » 😀
    Bises

  4. Depuis la nuit des temps que je m’émerveille à l’écoute des mots poétiques de Cabrel. Une tonne de souvenirs de jeunesse y sont rattachés dans mon coeur…
    Merci pour ce beau moment, plein de bisous sur ta joue xx

    1. Moi, je me souviens particulièrement de l’album Un samedi soir sur la terre (1994, je crois, j’avais 18 ans et je l’écoutais en boucles)… je t’embrasse.

  5. Ecouter et apprendre ses textes par coeur dans la cour du collège, ajouterais-je ! bon je fais le calcul , Cabrel a marqué visiblement plusieurs générations…octobre, un mot tout rond qui sent bon les feux de feuilles et les marrons grillés, pourvu qu’il doit doux avec un long temps de pampres rouges, mais j’égare. Une bonne idée que tu as eu de nous mettre cette chanson-poème en tête !
    Bises

    1. Depuis que j’ai mis cette chanson sur le blog, la mélodie me trotte dans la tête du matin au soir… et je me repasse régulièrement les autres chansons de cet album… que ça fait du bien d’écouter Cabrel! Bises.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s