Une ville sur écoute – Jon Ottar Olafsson

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Quand Babelio m’a proposé ce roman, j’étais enchantée à l’idée de lire à nouveau de la littérature islandaise, celle qui m’avait tant séduite avec entre autres L’embellie de Audur Ava Olafsdottir, Entre ciel et terre de Jon Kalman Stefansson, ou encore La femme en vert d’Arnaldur Indridason. Je me faisais un plaisir de retrouver cette île noire si mystérieuse et fascinante, avec son atmosphère si singulière, son froid intense, la rudesse de ses habitants, la mer glacée, les fjords, ses paysages lunaires, ses noms imprononçables, ses falaises inquiétantes… et puis comme il s’agit d’un polar, j’attendais de la tension, de l’angoisse, du frisson…

Ce fut la déception dès les premières pages : aucun suspense, des personnages inconsistants (l’inspecteur David Arnarson est fade… pourtant il est censé se « battre » seul contre tous, et bien non zéro émotion, pas de véritable révolte, pas de colère), des dialogues d’une grande platitude, peu de scènes d’actions… la lassitude s’est emparée de moi, je n’ai pas résisté et j’ai refermé le livre sans aller au bout de l’histoire.

L’histoire, la voici : une femme est retrouvée morte dans un cabanon de pêcheur, décédée depuis plusieurs jours, l’inspecteur apprend vite qu’il s’agit d’une ancienne junkie, tout le monde pense à une overdose mais David lui, est persuadé du contraire, il va alors enquêter « en sous-marin » dans la vie privée de son entourage( un père qui l’aurait violé enfant, un frère dans la confidence et pourtant totalement indifférent, un fils qu’elle aurait retrouvé il y a peu mais ce dernier ne sait pas qu’elle est sa mère…) ce qui va l’amener contre toute attente dans les hautes sphères de la capitale.

Les investigations sont essentiellement menées à travers des écoutes et des vidéos surveillances. L’inspecteur passe tout son temps devant un écran d’ordinateur, un casque sur les oreilles. Peu de travail sur le terrain, peu de descriptions, on s’ennuie ferme !

 

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Une ville sur écoute, roman de Jon Ottar Olafsson, Presses de la cité, Juin 2014 —

 

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12 réflexions sur “Une ville sur écoute – Jon Ottar Olafsson

  1. « Je me faisais un plaisir de retrouver cette île noire si mystérieuse et fascinante, avec son atmosphère si singulière, son froid intense, la rudesse de ses habitants, la mer glacée, les fjords, ses paysages lunaires, ses noms imprononçables, ses falaises inquiétantes… »
    Ces raisons auraient été suffisantes pour m’inciter à le lire. Si on me l’avait proposé, je me serais sans doute aussi réjouie. Parce que les lieux me sont importants, les atmosphères aussi dans lesquelles sont immergés les sentiments les plus profonds. Mais ta chronique m’incite à le mettre de côté. Si on s’ennuie ferme, ce n’est pas la peine. Je me fie à ton jugement qui est toujours juste…
    Bisous

    1. Il est très rare que j’abandonne la lecture d’un livre… celui-ci ne valait vraiment la peine de poursuivre! Ce qui ne m’empêchera pas de continuer ma découverte de la littérature islandaise qui me plaît beaucoup.

  2. La « Lettre à Helga » était aussi islandaise mais pas « polar »… et très belle »… J’ai le 1er de la trilogie dont parle Jérôme, j’ai hâte de le commencer !!! 🙂

    1. Il faudra que je lise La lettre à Helga… Hâte de connaître tes impressions sur le roman de Stefansson Entre ciel et terre, c’est une merveille.

    1. Je n’ai vraiment pas pu aller au bout de cette lecture qui m’ennuyait… cette lecture devenait une contrainte, c’était juste impossible de poursuivre.

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