Rose et le fantôme du miroir T.4 – Holly Webb

Rosefantome

Avec une couverture pareil, girly à souhait avec ses étoiles dorées, le jeune lectorat féminin va très certainement succomber à ce nouveau et dernier tome de la série écrite par Holly Webb. Mais ne vous fiez pas trop à cet emballage sucré, le contenu est loin d’être mièvre.

Ce roman clôt donc les aventures de Rose. Pour résumer quelque peu son « parcours » rappelons qu’elle a passé les premières années de son existence dans un orphelinat, puis est entrée au service du magicien Aloysius Fountain comme domestique. Très vite la fillette devient apprentie-magicienne et apprend à utiliser ses pouvoirs à bon escient. La maison de son maître est vaste et abrite de nombreux personnages de l’âge de Rose et Gus, un chat qui parle, drôle et un peu sorcier.

Plongé dans une atmosphère anglaise très victorienne, le lecteur prend beaucoup de plaisir à suivre les péripéties et les intrigues qui se font et se défont autour de Rose. Magie, suspense, émotion, mystère, sentiments, facéties, autant de notions qui trouvent merveilleusement bien leur place dans l’histoire.

Dans ce roman-ci, Rose part à la recherche de ses origines. Grâce à un miroir enchanté – dans lequel se dissimule un gentil fantôme – elle retrouvera la trace de sa mère Miranda. Evidemment, les difficultés ne manqueront pas, mais la petite fille et ses amis feront preuve de courage et de détermination. Après avoir affronté les deux énergumènes qui détiennent Miranda, la vaillante équipe tentera de repousser les Talisiens, ennemis entrés en guerre avec le pays.

Un roman pour de jeunes lecteurs – à partir de dix ans – avec un univers peuplé de magiciens et de secrets à découvrir, une quête initiatique, un regard intelligent sur les relations humaines, du rythme , de l’action et une héroïne très attachante.

« Elle lui passa son miroir, et Rose saisit l’objet avec un étrange battement de coeur. Son visage anxieux apparut dans le verre terni. (…) Ce fut au moment où elle rendait le miroir qu’il se passa quelque chose. Le reflet glissa, trembla, se modifia. Rose crut pendant un instant que c’était toujours son propre visage déformé par un défaut du verre. (…) Cependant, le visage qui lui faisait face n’était pas difforme : c’était toujours le sien, mais avec des différences : pour commencer il était plus âgé, ce qui était impossible, à moins que le miroir ait été enchanté. Par ailleurs cette jeune fille lui disait quelque chose : elle avait l’impression de l’avoir vu quelque part. (…) Je crois… je crois que c’était ma mère. »

Rose et le fantôme du miroir T.4, roman pour adolescents d’Holly Webb, Flammarion, Octobre 2012 —

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