Le diable vit à Notting Hill – Rachel Johnson

Nottinghill
J’inaugure ici un genre de lecture qui m’est complètement inconnu : le roman dit « de filles ». On y parle donc des relations hommes-femmes, femmes-femmes, de l’organisation du foyer et de sa décoration, du travail, des enfants, des amants, des amis, des voisins, des hobbies et autres passe-temps… Tout cela dans un quartier chic de Londres, j’ai nommé Notting Hill ( et là je ne peux que penser à Hugh Grant et Julia Roberts dans Coup de foudre à Notting Hill, film que j’ai plutôt aimé d’ailleurs!). On est donc immergé dans un square privé au milieu d’une population richissime, où l’apparence est de mise, et les coups bas aussi !
J’ai donc commencé à lire ce roman sans grande conviction, pour finalement me laisser happer par les personnages malgré tout attachants, par les histoires quelquefois abracadabrantes mais tellement drôles, et par ce côté bling-bling si loin de moi mais si pittoresque.
On suit le récit, sur une année, de deux amies Clare ( une quarantaine d’année, une folle passion pour le jardinage, désespère de ne toujours pas avoir d’enfant ) et Mimi ( quarante ans aussi, maman de trois enfants, pigiste,), qui sont narratrices par alternance. On a ainsi deux perceptions différentes, ce qui est assez intéressant. L’auteur joue ainsi avec les ressentis, les dissimulations, les non-dits des deux amies. En mettant le lecteur dans la confidence, elle lui donne une longueur d’avance sur les situations futures, l’incitant donc à poursuivre sa lecture.
Evidemment, ce n’est pas de la grande littérature, mais je dois avouer que quelques passages m’ont fait sourire ; la réunion à l’école pour la remise de bons points, la fête annuelle du square avec citronnade à volonté et course des mamans de – de 39 ans, les séances de pilate/yoga/feng shui, les descriptions vestimentaires…bref, une lecture divertissante, sans plus.

« Malone est mon nom de jeune fille. Je l’utilise pour bosser, à des dîners en présence de mecs superbes, ou pour le règlement des piges pour lesquelles j’ai trimé à la sueur de mon front. Partout ailleurs, chez le médecin, à l’école, chez le boucher, je suis Mrs Fleming. Un système qui me donne toute satisfaction : mes rentrées vont dans la poche de Malone, mes dépenses sortent de celle de Fleming. »

« Une vraie MNH mène une vie organique jalonnée de thérapies holistiques et de cours de gym avec un coach privé, vit dans une maison hors-hors de prix, est servie par une paire de Philippines enchaînées au sous-sol, possède une mine éclatante et se trouve extrèmement concernée par les problèmes d’environnement. Elle doit être belle, riche et humaine, le tout à la fois! Avoir une Porsche Cayenne et une Prius. Des panneaux solaires pour chauffer sa maison de Londres et une demeure de 8 chambres à coucher dans le Shropshire. »

Le diable vit à Notting Hill, roman de Rachel Johnson, Editions De Fallois —

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s